P.L.U. : Site et environnement

Le cadre urbain

Au XVIIIème siècle, les châteaux, les hameaux qui souvent les accompagnaient, les fermes, s’égrenaient le long de l’actuelle CD217b, à travers champs et vergers. Rentilly ne comportait que quelques feux autour du château et Bussy Saint Martin que quelques maisons au pied de l’église. Aujourd’hui, il faut distinguer quatre composantes indépendantes : le bourg, le hameau de Rentilly, la ferme de Saint Germain des Noyers et la zone d’activités.

Le bâti

Situé à flanc de coteau, dans la continuité de Bussy Saint Georges, le bourg de Bussy Saint Martin présente deux formes d’urbanisation :

On retrouve cette double origine dans le hameau de Rentilly, où, près des communs du château se côtoient quelques constructions anciennes et, au hasard du parcellaire de vergers et de pâtures, des maisons récentes noyées dans le territoire bocager et verdoyant du hameau.

Les secteurs d’urbanisation ancienne présentent des constructions implantées à l’alignement sur la voie, pour la plupart de manière perpendiculaire ; les voies présentent ainsi une alternance de pleins (pignons) et de vides (cours et jardins). Les constructions sont parfois organisées autour d’une cour commune. Quelques bâtiments très allongés (perpendiculaires ou parallèles à la voie) regroupent plusieurs logements.

L’architecture briarde traditionnelle est assez bien conservée. Les bâtiments présentent le plus souvent des toitures à deux versants sans débord en pignon ; leurs pentes assez élevées permettent de dégager des volumes habitables en comble, alors éclairés par des lucarnes. Les toitures sont couvertes de tuiles plates en terre cuite. Les façades de ton gris beige, en pierres ou enduites, s’intègrent discrètement dans le paysage. A noter la présence de la ferme de Rentilly, ensemble bâti intéressant qu’il serait néanmoins nécessaire de réhabiliter.

Le développement plus récent du bourg et du hameau s’est opéré sous forme de constructions individuelles implantées le plus souvent au centre et dans le sens de la parcelle ; elles présentent donc une façade parallèle à la rue hormis rue des Sources qui s’inscrit de façon oblique dans le parcellaire. Il s’agit d’une urbanisation le plus souvent diffuse, mais parfois sous forme de lotissements. Cette occupation du sol reste peu dense et laisse place aux jardins, aux plantations et encore à quelques vergers, notamment en cœur d’îlot.

La trame viaire

Le bourg de Bussy Saint Martin présente une trame viaire organisée selon un triangle que dessinent la rue du Parc, la rue des Sources et la rue de la Montagne, et que seule la rue du Moulin traverse : le bourg est ainsi constitué de deux grands îlots. A noter toutefois la présence de venelles (allée de la Fontaine, impasse de la Ferme) permettant aux piétons de traverser les îlots d’une rue à l’autre ; elles présente une intéressante alternance de pignons et de haies vives. Chacune de ces rues possède des caractéristiques différentes.

Implantée en bordure de plateau et de tracé légèrement incurvé, la rue du Parc n’offre qu’une perspective au nord cadrée sur la vallée. Le profil de cette rue, resserré par endroit (dans les secteurs d’urbanisation ancienne où le bâti est implanté en bordure de voie), est en outre dessiné, sur une grande partie, par le mur d’enceinte du parc de Guermantes. Entre l’allée de la Fontaine et l’impasse de la Ferme, son profil a récemment été élargit pour l’aménagement de places de stationnement ; la rue présente d’ouest en est : un talus engazonné (constructions en contrebas), un alignement d’arbres, une bande piétonne et une bande de stationnement. L’alignement d’arbres aurait mérité d’être plus proche de la voie (intégré à la bande de stationnement) afin de limiter l’effet d’élargissement de la rue, entre deux parties étroites (au nord de l’allée de la Fontaine et au sud de l’impasse de la Ferme.

Des chicanes, agrémentées de jardinières en béton, ont été aménagées sur la voie afin de ralentir la circulation automobile. Un traitement moins disgracieux, plus urbain, pourrait être envisagé. En outre, et contrairement aux autres voies du bourg, l’éclairage est implanté sur les poteaux électriques.

Implantée à flanc de coteau, la rue des Sources mène de façon rectiligne de Bussy Saint Georges sur le plateau au CD217b dans la vallée. Elle offre ainsi une vue dégagée vers le nord-ouest sur la vallée. Son profil assez large est caractérisé par une faible présence du bâti. Au nord du carrefour de la rue du Moulin, la rue des Sources ménage de larges espaces piétons agrémentés sur sa rive sud-ouest de bandes enherbées. Des places de stationnement sont aménagées par endroit à cheval sur la voie et l’espace piéton, ainsi que des chicanes de même type que celles de la rue du Parc. Au sud du carrefour de la rue du Moulin, dont l’aménagement récent crée une chicane intéressante, la rue des Sources n’est que très peu aménagée sur ses bas-côtés. A noter donc le faible caractère urbain de cette rue, qui traverse néanmoins le bourg d’est en ouest.

La rue du Moulin, au tracé courbe, présente un profil étroit à proximité de la place de l’Eglise (bâti ancien implanté en bordure de rue) qui s’élargit en direction de la rue des Sources et notamment dans le virage. A cet endroit, l’aménagement de places de stationnement (accompagnées d’une bande piétonne, d’un alignement d’arbres et d’une bande engazonnée), s’intègre plus facilement au tissu pavillonnaire alentours.

La rue de la Montagne, qui gravit le coteau du CD217b à la place de l’Eglise, au caractère naturel affirmé, n’est que très peu aménagée. La faible présence du bâti et le dénivelé permettent à cette rue d’offrir une large vue sur le flanc ouest de la vallée et notamment Rentilly.

Le hameau de Rentilly est organisé autour d’une trame viaire presque orthogonale formée par la rue de l’Etang, la rue du Met et la rue de Champagne. Un cheminement piéton traverse, de la rue du Met à celle de Champagne, l’îlot principal dont le cœur présente un caractère naturel. La rue de l’Etang, voie en « S » relativement étroite longeant le parc de Rentilly depuis le rond-point de la grille noire jusqu’au CD217b, est bordée sur sa rive ouest par le mur d’enceinte du parc lui-même couronné par des arbres à hautes tiges et sur sa rive est par des constructions pavillonnaires (hormis dans sa partie centrale, où le bâti ancien fait face aux communs du château). Dans sa partie nord le traitement de la limite espace public/espace privé assuré par des murs pleins ne semble pas approprié. Dans sa partie sud le stationnement sur la voie permet, par un rétrécissement de la chaussée, de ralentir la circulation.

Le traitement de cette rue est peu convaincant pour une entrée de village. Les éléments de ralentissement pourraient être adaptés au caractère du hameau (reprendre par exemple l’emploi des pavés), tout en facilitant le trafic des bus (largeur inférieure à celle de l’emprise des roues d’un bus mais supérieure à celle des autres véhicules). La rue du Met et la rue de Champagne sont quant à elles traitées de façon plus harmonieuses, dans le respect du lieu. Les espaces piétons sont matérialisés par des bordures grès grossièrement taillées et recouverts d’une émulsion de gravillons. Les fils d’eau qui longent de part et d’autre de la rue les bordures sont composés de plusieurs rangées de pavés.

La rue de Champagne n’assure pas une continuité piétonne dans son ensemble et notamment dans sa partie sud, dont les parterres enherbés et les plantations de tilleuls renforcent néanmoins le caractère bocager du hameau. La rue du Met quant à elle propose un stationnement alterné sur la voie. Par endroit la présence du bâti ancien implanté en bordure de voie permet de recadrer la rue. En bordure d’espace naturel, le chemin de la Croix Blanche présente un caractère naturel.

La place de l’église, seul espace public de la commune, largement végétalisée, et autour de laquelle s’organisent l’église, la mairie, la salle polyvalente au nord et quelques bâtiments d’habitation traditionnels au sud, constitue un ensemble harmonieux à préserver, participant de l’identité de la commune. Ouverte au nord, en léger dénivelé vers l’ouest, la place est bordée au sud par des îlots de bâti traditionnel qui présentent une alternance de pleins et de vides. Une telle configuration permet à cet espace public d’offrir plusieurs cônes de vue sur l’espace environnant et notamment la vallée. La place est en outre traversée d’est en ouest par la voirie qui se dessine sur un parterre enherbé et planté de tilleuls et marronniers taillés, selon la tradition Seine et Marnaise, parfois discrètement délimité par des pavés de faible hauteur. Ce traitement intéressant de la limite avec la voie pourrait être généralisé.

L’allée piétonne qui mène à l’église est actuellement recouverte de graviers mais sa limite avec la voie reste floue. L’aire de stationnement aménagée dans l’angle sud-ouest, à la fois pavée et enherbée, est parfaitement intégrée à l’ensemble de la place. L’éclairage public est discrètement implanté au sein des alignements de tilleuls. Ces caractéristiques (faible présence du bâti sur la place, cônes de vue, parterres enherbés, alignements de tilleuls, pavés…) doivent être maintenues dans le temps pour que soit préservée l’identité du lieu.

Le foncier

La commune dispose de quelques terrains ayant notamment permis l’aménagement du carrefour rue du Moulin/rue des Sources, la création d’aires de stationnement, l’aménagement et l’accès à une aire de jeux pour enfant et un terrain de tennis…, et ne souhaite pas développer de politique foncière. Le bourg et le hameau sont en limite de site classé ; la question du traitement de cette limite est essentielle.

La ferme de Saint Germain des Noyers

Même si elle possède les caractéristiques originelles d’une ferme briarde, cette ferme d’exploitation présente aujourd’hui une allure plutôt industrielle. Implantée le long du CD217b, qui présente dans ce secteur un caractère paysager de qualité (allée piétonne plantée, haie bocagère, bordures de trottoir en grès, fil d’eau pavé...), elle est constituée de plusieurs corps de bâtiments organisés autour d’une cour, dont certains sont aujourd’hui occupés par des logements (moins d’une dizaine). Sa façade sur rue (au nord) présente peu de percements. A noter la maison bourgeoise construite dans les années 1850 pour abriter le métayer. Un grand tènement situé à l’est de celle-ci, à l’angle du CD217b et du CD418, est encore libre de toute construction. Enclavé dans le parc du château de Rentilly, ce site est isolé et exposé au bruit de l’A104. Sa reconversion est à envisager dans quelques années.

La zone d’activités

La zone d’activités de Bussy Saint Martin est intégrée à la ZAC de Torcy (dite des Epinettes) qui accueille essentiellement des activités industrielles.

En outre, est envisagé le déplacement du centre commercial situé sur la commune de Torcy dans la ZAC du chemin de Croissy (avec agrandissement des surfaces de vente, pour l’hypermarché et la galerie marchande, ainsi que du parking), sur un terrain de 29 ha situé au sud du site actuel sur les communes de Bussy Saint Martin (zone IINA de 4,5 ha, au sud du RER et à l’ouest de l’A104) et Collégien.

Une procédure de modification du POS de Bussy Saint Martin a été engagée, afin d’ouvrir à l’urbanisation :